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Éditorial

Le LIEN veille, vous défend et ne baisse pas la garde

Fidèle à son engagement, défendre l’intérêt des patients, et les accompagner dans leurs demandes, les 14 et 15 février 2013 le LIEN tirait déjà la sonnette d’alarme sur les dangers des soins inutiles. Interventions, examens, traitements et parcours non pertinents souvent responsables de souffrances et complications inutiles, et gaspillant environ 50 millions d’euros par an de nos précieuses ressources de santé.
rappel : https://www.allodocteurs.fr/actuali…
En mai 2016, deux membres du LIEN ont publié « trop soigner rend malade » chez Albin Michel, sur le sujet de la sur-médicalisation, dénonçant un système de soins qui fabrique et soigne trop de faux malades,un système qui délaisse la prévention de base pour médicaliser des risques qui pourrait être traités sans médicaments de première intention.
http://www.docteurestcebiennecessai….
Cet ouvrage vient de recevoir le prix « Prescrire » .
http://www.prescrire.org/Fr/150/700…

Dimanche 26 novembre 2017 le JDD, fait un focus sur le sujet des actes chirurgicaux inutiles :
http://www.lejdd.fr/societe/chirurg…

Alors que faire ?
Osez parler avec votre médecin et dialoguer pour être sûr(e) que vous ne serez pas opéré(e) inutilement, par exemple pour une hernie discale, ou une ablation de thyroïde, deux interventions trop souvent inutiles.
et si vous avez un doute, prenez un deuxième avis médical.

Si notre mission est bien de tirer la sonnette d’alarme quand nous repérons des signaux inquiétants, elle est d’abord celle de soutenir les personnes qui s’estiment victimes d’une erreur médicale.
Environ 60 000 personnes décèdent chaque année en France d’erreurs médicales, d’effets indésirables de traitements médicaux ou d’infection nosocomiale . Ce fléau pourrait être la 3e cause de décès dans les pays dits développés. Aidez nous à lutter pour la sécurité des patients et adhérer au LIEN.

L’Association le LIEN vous aide pour vos démarches administratives comme l’accès à un dossier médical ou la rédaction d’une réclamation et dans vos démarches médicales, demande de médiation, comprendre son dossier ; si cela est nécessaire, le LIEN vous aide aussi pour choisir la voie la plus adaptée à votre cas pour obtenir une juste indemnisation de l’ensemble de vos préjudices.
Vous avez besoin d’être accompagné(e) dans vos démarches, vous ne savez pas comment faire ?
appelez et prenez rendez-vous si besoin : 01 40 91 78 04
ou adressez un message sur : reseausante@hotmail.fr

Attention, pour faire une demande en CCI, commission d’indemnisation amiable, vous n’avez pas besoin d’avocat ni d’aide d’association, cependant de nombreuses victimes qui engagent seules leur procédure ou avec leurs proches, ont la déception de voir leur dossier non recevable. Nous ne pouvons que vous recommander de vous faire aider par des spécialistes, car si votre dossier est estimé non recevable par la CCI, la procédure étant amiable, les appels pour rejet du dossier par la commission ne sont pas possibles ; il ne vous restera plus que la voie devant un tribunal.
L’accompagnement par l’association Le LIEN pour optimiser la préparation et présentation du dossier devant une commission régionale amiable d’indemnisation est gratuit pour tout adhérent. En cas de besoin une étude de dossier peut - être réalisée par un médecin conseil de victimes agréé par notre association.
S’il s’agit d’aller devant un tribunal, l’association peut vous aider à choisir un avocat spécialisé dans l’indemnisation des accidents médicaux.
et n’oubliez pas que si vous avez souscrit un contrat de protection juridique, ce contrat peut couvrir tout ou partie de vos frais d’accompagnement à l’expertise, devant la CCI ou devant un tribunal, par un avocat ou un médecin conseil de victime, spécialiste du dommage corporel.

Cytotec, arrêt de commercialisation le 1er mars 2018

Cytotec, l’un de nos combats dans le cadre de la sécurité des patientes

Lors des journées du LIEN, le 19 octobre 2017, Dominique Martin, Directeur Général de l’ANSM, Agence Nationale de Sécurité du Médicament ainsi que le laboratoire Pfizer annonçaient l’arrêt de commercialisation du médicament CYTOTEC, arrêt dès le 1er mars 2018 ; ce médicament antiulcéreux était détourné de son AMM, ou autorisation ,pour être utilisé majoritairement en obstétrique et gynécologie notamment pour les IVG médicamenteuses et le déclenchement d’accouchement, provoquant parfois des drames humains dont sont venues témoigner trois mamans lors de ces journées. Cette utilisation détournée de son AMM était justifiée par les praticiens concernés, en raison de son moindre coût par rapport à des médicaments contenant la même molécule et ayant l’autorisation adaptée à la gynecologie.
http://lelien-association.fr/asso/?…

Hier, mardi 13 février 2018, Dominique Martin tenait une conférence de presse pour expliquer le prochain plan d’action afin d’assurer la continuité des soins et éviter tout risque de rupture dans le domaine de cette utilisation obstétricale.
Deux médicaments, Gymiso et MisoOne, contiennant le même principe actif que le Cytotec, d’une part l’ANSM prépare des « recommandations temporaires d’utilisation » pour permettre leur usage dans des indications en obstétrique (fausses couches et déclenchement d’accouchements) pour une mise en œuvre effective le 1er mars. Selon l’agence, « Il n’existe pas de doutes sérieux sur l’utilisation de ces médicaments, mais ces RTU encadrent la posologie et le rythme d’administration qui conditionne l’efficacité du traitement », et d’autre part des efforts de production ont été demandés à ces deux laboratoires.
Pour l’utilisation obstétricale lors du déclenchement du travail, une nouvelle spécialité, Angusta, dispose depuis janvier d’une AMM dans un dosage adapté à cette indication.

Mots-clés : cytotec  

Mourir de la rougeole en 2018, oui c’est possible

Mardi 13 février 2018 : Environ 300 cas déclarés dont un décès et 50 personnes en réanimation en Nouvelle Aquitaine
L’ARS Nelle Aquitaine a précisé que la jeune femme décédée n’était pas vaccinée. Selon sa famille, elle aurait été contaminée lors d’un contact avec des enfants en salle d’attente à l’hôpital de Poitiers.

OUI, la rougeole est une maladie qui tue ou peut laisser invalide à vie du fait de complications graves comme une encéphalite ou une myélite.

Recommandation de l’ ARS Nouvelle Aquitaine
Une vaccination en urgence (dans les 72h) peut stopper la maladie.
Conduite à tenir pour les cas contact après une exposition à un cas de rougeole : Dès que le diagnostic de rougeole est posé, les cas contacts non immunisés (non vaccinés, 1 seule dose ou incertitude sur le statut vaccinal) peuvent éviter la maladie en se faisant vacciner dans les 72 h suivant le contact

Devant l’extension de l’épidémie, la ministre de la santé appelle les personnes non vaccinées à le faire rapidement.

en savoir plus :
https://www.nouvelle-aquitaine.ars….

ARS : « la couverture vaccinale reste insuffisante en France chez les 15-35 ans et chez les nourrissons, ce qui explique que le virus continue à circuler dans le pays ».
À titre indicatif l’ARS rappelle qu’en Gironde, en 2015, la couverture vaccinale Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR) était de « 80,3 % chez les enfants de 2 ans » alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) « recommande 95% » de couverture.

Est ce le résultat de l’hésitation vaccinale à la française ?

Épidémie de rougeole, une histoire qui se répète, hélas !
En France et dans le monde

http://www.huffingtonpost.fr/2017/0…

Agence Santé publique France :
Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, soit en 9 ans, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France (dont près de 15 000 cas pour la seule année 2011). Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique (31 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré) et 10 sont décédés. Le nombre de cas a fortement diminué en 2012, puis est resté stable en 2013 et 2014 (respectivement 859, 259 et 267 cas déclarés). En 2015, le nombre de cas augmentait de nouveau (364 cas), en lien avec un important foyer épidémique en Alsace (230 cas). En 2016, 79 cas ont été déclarés, témoignant d’une circulation moindre du virus de la rougeole.

Du 1er janvier au 31 juillet 2017, 387 cas ont été déclarés (pic épidémique au mois de mai, avec 113 cas déclarés). 154 cas (40%) ont dû être hospitalisés, dont deux cas d’encéphalite et 31 cas de pneumopathies sévères. Un cas est décédé : il s’agissait d’une jeune femme âgée de 16 ans, sans antécédents médicaux, non vaccinée, décédée dans un tableau de détresse respiratoire aigue et de défaillance multiviscérale. Plusieurs foyers épidémiques ont été observés dans des crèches (3), des établissements scolaires (4), une université, la communauté des gens du voyage (3) ainsi que des structures de soins, services d’urgences hospitalières donnant lieu à des cas nosocomiaux (3 services). Hormis deux foyers situés en Moselle et Alsace, la majorité de ces foyers a été observée dans la moitié sud de la France (cf. fig 3).

Mots-clés : vaccination   épidémie  

La fabrique des politiques territoriales de santé, questionnons-la, parlons-en ensemble le 6 avril 2018 à Paris.

Une journée d’études est organisée par Fabrique Territoires Santé le 6 avril 2018, à la Mairie du 19èmearrondissement de Paris, sur le thème de la territorialisation des politiques de santé. L’entrée y est gratuite, sur inscription.
Programme
https://www.fabrique-territoires-sa…

inscription
https://docs.google.com/forms/d/e/1…

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