Adhérez au Lien

45, rue Carnot - 92100 Boulogne Billancourt
06 75 86 10 12

Vous êtes ici : Accueil > Articles > L’OMS déclare la pandémie pour galvaniser la lutte contre une menace (...)

Article

L’OMS déclare la pandémie pour galvaniser la lutte contre une menace commune

12 mars

Pour le Directeur de l’OMS certains pays n’agissent « pas assez vite ou ne prennent pas la menace assez au sérieux ».
La pandémie étant déclarée par l’OMS, son directeur général appelle les pays à tirer les enseignements de ce qui a été efficace dans d’autres pays, à agir à l’unisson pour se protéger mutuellement contre une menace commune.

Le nombre de cas dans le monde double tous les six jours, selon les épidémiologistes.
Les responsables ont expliqué que le nombre de décès et de maladies graves devrait être réduit jusqu’à ce qu’un vaccin puisse être déployé, au plus tôt, au début de l’année prochaine.

La France se prépare à des mesures plus sévères de restriction de liberté d’aller et venir et regarde de près ce qui se passe tout près en Italie

L’Italie ferme la grande partie de ses commerces sauf les supermarchés et les pharmacies. Les Etas-Unis ferment l’accès à leur pays depuis l’Europe .
La France isole ses personnes âgées en institution sans méconnaître les effets délétères de l’isolement de leurs proches.

L’objectif d’une réponse de confinement plus agressive, est bien celui de la déclaration de pandémie par l’OMS.

« Trouvez, isolez, testez et traitez chaque cas, et retracez chaque contact »

« Préparez vos hôpitaux. Protégez et formez vos professionnels de la santé. »

"Faisons tous attention les uns aux autres, parce que nous sommes ensemble pour faire les bonnes choses avec calme et pour protéger les citoyens du monde. », a déclaré le Dr Tedros à l’OMS.

L’alternance de contacts libres et l’isolement rapide des malades fonctionnerait.
La position de l’OMS semble se placer entre confinement et liberté de circuler, « Nous proposons une stratégie mixte »,
c’est à dire un mélange de confinement et d’atténuation cependant :

« Nous devons doubler nos mesures et être plus agressifs. »

La Chine, la Corée du Sud et Singapour contrairement aux pays occidentaux, ont rejeté l’idée de la quarantaine à domicile, car les cas se sont rapidement propagés dans les familles.
L’OMS fait valoir que l’effort jusqu’ici réussi de la Chine pour réduire le nombre de nouveaux cas prouvait que l’épidémie mondiale pouvait être contrôlée dans certains endroits, même sans vaccin.

Les leçons à tirer de la Chine :
Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS a dirigé la mission de l’agence en Chine en février.
L’épidémie aurait commencé avec une seule infection à Wuhan, à la mi-novembre de l’année dernière, et, sans les mesures de confinement, ce serait maintenant environ un million de cas ; fin avril, il y en aurait eu plus de 250 millions.
Le nombre exact de cas évités par la répression en Chine est inconnu, a déclaré le Dr Aylward, OMS « mais il s’agit de centaines de milliers de personnes ».
La Corée du Sud et Singapour ont également commencé à voir leurs cas baisser.
Cependant les hausses des cas contaminés sont alarmantes et très rapides ailleurs.

Les mesures ont été draconiennes dites agressives dans le Wuhan et les villes environnantes fermées depuis fin janvier et ailleurs les déplacements strictement limités ; tout le monde a dû porter un masque à l’extérieur et se soumettre à des contrôles de température administrés aux portes de chaque immeuble de bureaux, magasin et restaurant, ainsi qu’aux gares routière, ferroviaire et de métro - même aux entrées des immeubles d’habitation et des quartiers résidentiels.
L’utilisation de désinfectant ou de lavage des mains à l’entrée est obligatoire.

En Chine, formant des colonnes en attente, les personnes qui pensent qu’elles sont infectées sont examinées dans des « cliniques de fièvre » spéciales, et non dans les cabinets des médecins. Ils obtiennent des contrôles de température, des tests de dépistage de la grippe, des numérations de globules blancs, des tomodensitogrammes et des tests de laboratoire pour le virus.

Quiconque semble avoir le nouveau virus, au lieu de la grippe ou d’une pneumonie bactérienne, est détenu jusqu’à ce que les résultats de laboratoire soient connus ou pendant la répétition du test. Certains sont détenus dans des hôtels réutilisés ou des activités comme des cours de danse sont organisées pour lutter contre l’ennui et garder les gens actifs.

Si les personnes infectées sont gravement malades ou âgées, elles sont hospitalisées. Ceux qui ont des cas plus légers récupèrent dans des centres d’isolement avec des centaines de lits et des soins infirmiers. Les centres sont séparés par sexe et par âge ; même les enfants infectés doivent partir.
Toute personne testée infectée, risquent de ne pas rentrer chez elles - près de 80% des infections se sont produites au sein des familles, selon des études en Chine.
Aussi difficiles et agressives soient-elles, de telles mesures « réduisent le nombre de cas qui passent par les portes des hôpitaux ».

Le fait que 90% des cas dans le monde se trouvent dans quatre pays - la Chine, l’Italie, l’Iran et la Corée du Sud - indique que la pandémie peut encore être contenue si les pays agissent rapidement, a déclaré le Dr Tedros. OMS.
Mercredi, le virus avait infecté plus de 120 000 personnes dans 114 pays, tuant environ 4 300 d’entre elles.

L’OMS a exhorté les pays à embaucher des milliers de traceurs de contacts, et trouver toute personne connue pour avoir été en contact avec une personne infectée et isoler toute personne susceptible d’être infectée.
Il n’y a encore ce jeudi qu’environ 1 400 cas confirmés aux États-Unis, mais les experts craignent que ce ne soit qu’une fraction de la prévalence réelle, car le dépistage du coronavirus n’a pas été disponible correctement.

En déclarant le monde en état de pandémie, les responsables de la santé espèrent que cette action sensibilisera le public au danger imminent.

Il s’agit d’un effort « pour galvaniser le monde et l’inviter à mieux combattre ».
La lutte doit être comme la pandémie, mondiale et collective.

L’OMS a recherché 675 millions de dollars pour la lutte contre le coronavirus. Il n’a reçu que 100 millions de dollars de promesses de dons et 51 millions de dollars en espèces, selon son site Internet ; ses appels de fonds pour aider les pays les plus pauvres à se préparer sont restés sans réponse, les pays les plus riches du monde luttant pour se protéger.

Au-delà de l’espoir d’un vaccin, une seule note réconfortante dans l’appel de l’OMS : « nous pensons également qu’il s’agit de la première pandémie pouvant être contrôlée » considérant le décompte le plus récent en Chine qui aurait réduit à une vingtaine de cas, le nombre de nouvelles infections qui étaient pourtant de plus de 3 500 par jour fin janvier.
La Chine libère maintenant progressivement des millions de citadins de la quarantaine imposée, ils retournent au travail. Le monde entier observe ce qui va se passer en Chine.

Claude Rambaud

Galerie d'images

Tous les articles

Mots-clés