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COVID-19 et propagation du virus : 9 mois d’expérience et d’études

1er novembre 2020

https://fr.euronews.com/2020/10/23/…

Déjà, depuis plusieurs mois, les infectiologues et virologues affirment que le mode principal de transmission du Sars cov2 que nous connaissons, ce sont ces gouttelettes émises normalement par la respiration, et plus violemment par un éternuement ou une toux. Les gouttelettes les plus légères peuvent rester en suspension. Elles ne tombent pas aussitôt à un mètre cinquante.

Propagation dans l’air :
Selon une étude récente japonaise, l’humidité réduit très fortement les risques de contamination par les aérosols.

Si le degré d’humidité est inférieur à 30 % la quantité de particules circulantes dans l’air est deux fois plus élevée que si cette humidité est de 60 %. Plus l’air est sec, plus les gouttelettes s’évaporent et se disséminent dans l’air ambiant et plus les particules qui tombent sur le bureau se re-dispersent rapidement.

Toujours au Japon, une expérience démontre qu’à table, à 1M de distance, la propagation du virus en déjeunant face à face est de 5 %, si l’on est assis côte à côte de 25 %, et la meilleure position serait de s’assoir en quinconce avec au moins 1,50 de distance pour ceux qui sont dans le même alignement.

https://www.santelog.com/actualites…

Les particules peuvent rester en suspension plusieurs minutes, voire plusieurs heures dans l’air ; elles peuvent se disséminer à partir de la surface où elles se posent, plus ou moins vite selon l’humidité ambiante, mais aussi contaminer les mains.
Rappel : Une hygrométrie en dessous de 30 % favorise aussi la propagation d’autres virus et en particulier du virus de la grippe.

Propagation manuportée :

une autre expérience très significative a été diffusée par la chaîne publique japonaise NHK, en collaboration avec des experts scientifiques ; la propagation du coronavirus dans un cercle de dix personnes a été observé dans un même espace le temps d’un buffet.
Lors de cette expérience, une seule personne a d’abord été désignée comme le « patient zéro » et a reçu de la peinture phosphorescente - représentant le virus - sur la paume de sa main. Les dix participants ont ensuite été priés de se servir lors d’un buffet puis de manger. Trente minutes plus tard, la pièce a été plongée dans le noir afin de voir comment le produit s’était diffusé entre les différents protagonistes et sur les surfaces présentes dans la pièce.

La peinture phosphorescente s’était répandue entre les mains d’une grande partie des participants et sur le visage de trois d’entre eux.
Le faux virus était également présent sur le couvercle d’un récipient contenant la nourriture, les pinces qui servaient à se servir dans les assiettes ainsi que la poignée d’une carafe d’eau.

Bien qu’au départ de l’expérience, une seule personne ait été « contaminée », à l’arrivée tous les participants ont des traces du virus sur eux après seulement trente minutes. Le virus se propage très rapidement et contamine les surfaces, de main en main, puis de la main au visage au nez, aux yeux, le virus se transmet.
Cette expérience confirme ce qui est observé depuis longtemps dans les hôpitaux en matière de contamination manuportée et de risques d’’infections nosocomiales.

En savoir plus sur
https://www.doctissimo.fr/sante/epi…

Que peut-on tirer de ces études et constats comme enseignement pour réduire les risques de contamination de tous ?

1 - Aération encore et encore , autant que possible, des espaces fermés dès que deux personnes au moins y sont présentes.

2 - Respect d’une hygrométrie de plus de 40 %.
« Si l’humidité relative de l’air intérieur est inférieure à 40%, les particules émises par les personnes infectées absorbent moins d’eau, restent plus légères, volent plus loin dans la pièce et sont plus susceptibles d’être inhalées ». Un constat particulièrement important pour la prochaine saison hivernale dans l’hémisphère nord, lorsque des millions de personnes séjourneront dans des pièces chauffées et donc plus « sèches ».

Chacun peut mesurer l’hygrométrie d’une pièce avec un appareil nommé hygromètre ou capteur d’humidité. Très petit, il peut être déplacé de pièce en pièce à la maison ou de bureau en bureau, lorsque au moins 2 personnes sont dans une même pièce, afin de mesurer l’humidité des différentes pièces.
Pour augmenter le taux d’humidité en intérieur sur le long terme, la pose de récipients remplis d’eau près des radiateurs est efficace. L’eau ainsi évaporée humidifie la pièce.
En entreprise, si cela n’est pas possible, demander à l’employeur ou au médecin du travail de faire équiper les bureaux et locaux de travail où sont réunies au moins deux personnes d’équiper en humidificateurs.

en savoir plus avec
https://www.santelog.com/actualites…

3 – Nettoyages très réguliers des surfaces de travail, bureaux, tables, etc…

Ne pas oublier portes d’entrées des locaux et poignées de portes, systèmes de chasses d’eau, lavabos, robinets … partout où chacun pose ses mains .

Recommandations de la Société française d’hygiène hospitalière pour le nettoyage des surfaces :

  • Il est possible de déterger avec un produit détergent habituel puis de désinfecter (après rinçage et séchage) à l’eau de Javel diluée à 0,5% de chlore actif obtenue à partir des deux mélanges suivants : § 250 ml de concentré de Javel à 9,6% dans 750 ml d’eau froide (pour obtenir un mélange à 2,6%) + 4 litres d’eau froide, § ou 250 ml de concentré de Javel à 4,8% dans 750 ml d’eau froide (pour obtenir un mélange à 1,3%) + 1,5 litre d’eau froide La désinfection à l’eau de Javel d’une surface en inox nécessite un rinçage - attention, respecter les temps de contact pour atteindre le niveau d’efficacité (5 à 10 minutes selon le produit utilisé), - attendre le délai de séchage du produit utilisé pour réutiliser l’espace traité.

Il est possible d’utiliser d’autres stratégies de nettoyage ou désinfection efficaces sur les virus enveloppés (ex. vapeur, etc.)

Consulter les recommandations de l’APSAM ( Québec) pour le nettoyage dans les entreprises :
https://www.inspq.qc.ca/sites/defau…

Claude Rambaud

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